gamin

Gamin

J'ai senti sur ma main une main se poser
Et de tous petits doigts alors me caresser
Quand j'ai levé les yeux j'ai vu ceux du gamin
Là qui m'interrogeaient, as-tu donc du chagrin ?

Je suis donc revenu du voyage lointain
Où je m'étais perdu en regrets et en vain
Pour regarder bien mieux ce qui était demain
La vie de cet enfant et son sourire plein.

Il m'a tiré alors et m'a dit vient jouer
Peux-tu venir monter la tente dans le jardin
Et faire le cow-boy, moi je ferai l'indien ?
Je ne puis résister à faire le pantin.

Peu importe hier, il n'existe demain
Quelle réalité à nos communs destins
Que ces jeux du moment, que ces jeux de nos mains
Que de serrer très fort dans ses bras son gamin ?

Combien je remercie le ciel de ce miracle
De cet enfant joli qui en est réceptacle
De cette vie qui n'a pour l'instant pas d'obstacle
Dont j'observe ravi le si charmant spectacle.

Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com