tenir-sa-main

Partir

Elle a fermé les yeux doucement sans un bruit
C’est un peu comme si elle s’était endormie
Comme un sourire aux lèvres, le visage apaisée
Comme si dans un rêve elle s’était glissée.

Je tenais dans ma main sa petite main chaude
Comme un oisillon elle y était blottie
Cette main qui jadis quand je sorti du nid
Avait si bien guidé ma démarche pataude.

Une larme a coulé sur ma joue à l’instant
Etait-ce de tristesse ou de soulagement
De la voir libérée en ces derniers instants
De la peur qu’elle avait d’affronter le néant ?

Je ne sais pas comment j’aborderai un jour
Ces moments où il faut se retirer du monde
Comment se passe alors la dernière seconde
Où on bascule en fin vers un tout autre cours ?

Pour autant j’aimerai ne pas être tout seul
Avoir à mes côtés un cœur qui me soutient
Sentir contre ma peau la chaleur d’une main
Avant que ne m’entoure le drap comme un linceul.

Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com