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Amours clandestines
Je me souviens encore quand il m'a fait reproche, 
Tout ce sang dans sa voix,  ce regard qui m'accroche
Je ne m'attendais pas que si près il s'approche
Ainsi tout contre moi, que j'en ai la pétoche.
Sa colère déborde à peine contenue
Je me sens devant elle vulnérable et nu
C'est qu'il est très costaud ce gaillard énervé 
Qu'à sa demoiselle j'ai pu m'intéresser.
La fille est si accorte et pas très farouche
Elle a bien voulu que je goûte sa bouche
C'est là un premier pas que je ne boude pas
Mais le père l'a vue ça ne lui revient pas.
Je vous parle d'un temps où pour gagner un cœur 
Il fallait respecter tout un cérémonial 
Prévenir les parents d'un but très marital
Sans avoir aucun droit de jouer au docteur.
Les amants de tous temps ont su les déjouer
Les obstacles dressés pour les en empêcher 
Hélas trois fois hélas parfois ils échouaient
Quand un désir trop fort alors les aveuglait
Qu'oubliant la prudence ils montraient en plein jour
Ce fort attachement qui rosissait leurs joues
Qu'au creux de leur paillasse quelqu'un les surprenait 
quand leurs gémissements plus ils ne contenaient.
Je crois me souvenir d'une scène étrange 
Où j'avais un peu peur que l'on ne nous dérange 
Mais c'était la pudeur la source de mes craintes
En ce temps dans ma chambre quand s'échappaient nos plaintes.
Pierre-Jean BOUTET
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