Éphémères 
Une vague vient mourir jusqu'à la plage
Elle s'étale, se retire et disparaît 
Elle ne laisse derrière son passage
Que bulles éphémères, bris de bois flottés.
De même tu es venue dans mon sillage
Tu m'as souri, tu m'as aimé, t'es envolée 
Tu n'as laissé derrière toi qu'un beau carnage
Dans mon cœur ravagé, qui s'est mis à saigner.
Une brise de mer, souffle sur le rivage
Elle fait frémir à peine, les feuilles des palmiers
Elle rafraîchit un peu, cette fin de journée 
Et puis s'en va légère comme un rêve enchanté.
Tu as posé aussi ton souffle sur ma peau
De délicieux frissons tu y as déclenchés 
Tu m'as lors rajeuni, en cette fin d'été 
Et puis tu es partie sans me laisser un mot.
Il y a dans nos vies de rares joies durables
Il s'y passe surtout des moments agréables
Qui ne durent qu'un temps, celui d'une émotion
Et nous laissent que trace de leur joli sillon.
Pierre-Jean Boutet
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