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Sources
Vous l'aurez remarqué, j'aborde tous les sujets
Les problèmes de nos temps aujourd'hui si troublés
Souvent je ne le fais qu'en pauvres alexandrins
Forme un peu datée, mais qui sonne si bien.
Il faut que la lecture, soit fluide et non pénible 
Pour que toutes ces idées atteignent bien leur cible
J'aime cette pensée, de bercer mon lecteur 
Pour mieux l'hypnotiser, en faire mon récepteur.
Car s'il se prend à lire les vers que je lui offre
Il en ressentira comme sortie d'un coffre
Une vieille mélodie propre à charmer les cœurs
Qui l'enveloppera pour le conduire ailleurs.
Loin de son quotidien qui n'est jamais bien loin
Qu'il pourra contempler à travers une grille
Celle de mes poèmes où les paroles brillent
Pour exposer un peu de vérités au moins.
Parfois je me complais à créer une ambiance
Pour mieux ressusciter des thèmes sans regards
Ou de ces atmosphères qui peuvent se faire rares
Ou tenter de construire possible connivence.
Des choses bien plus tristes ou même effrayantes
Je traite quelquefois quand j'ai perdu l'espoir
Et que j'ai grand besoin de les rendre criantes
Toutes ces grandes peurs d'un avenir trop noir.
Il m'arrive aussi de gronder ou tancer
Mes frères les hommes, pour leur aveuglement
leur cruauté, leur bêtise, leur errements
Si forts ils reculent, au lieu que d'avancer.
Mais j'avoue volontiers, que cette vie me plait
Que j'y trouve par chance beaucoup de ces plaisirs
Que donnent l'existence à ceux qui ont des désirs 
Souvent je la chante et bien je m'y complais.
Je célèbre bien sûr l'amour sous toutes formes
Qu'il soit si fort charnel, pas toujours aux normes
Qu'il soit plus amical ou qu'il soit paternel
Qu'il soit aussi filial ou aussi fraternel.
La fuite inexorable, impitoyable du temps
M'obsède aussi beaucoup plus que de temps en temps
J'aime en apprécier le doux écoulement
Qui un jour réglera enfin tous mes tourments.
Quand je vois que ma vie, fruit de tant de hasards
Est une successions de choix vraiment bizarres
Je ne puis m'empêcher d'accorder au destin
La place qui lui revient pour guider nos chemins.
Il y a la nostalgie qui nous fait tant de bien
Qui donne couleurs sépias aux souvenirs lointains
On aime y faire appel comme quand l'on regarde
Ces vieilles photographies dans les albums qu'on garde.
A cet égard l'enfance où tout s'est bien joué 
De ce que nous serons quand l'aurons oublié 
Est mine inépuisable, de ces beaux souvenirs
On aime la revivre, n'y pouvant revenir.
Encore bien des strophes je pourrais rédiger
Pour dans cette apostrophe, un peu plus me livrer
Ce serait catastrophe que de vous ennuyer
Alors suis philosophe, ici vais m'arrêter.
Pierre-Jean Boutet
cambredaze.canalblog.com