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Dans les limbes
Une aube pâlit, sa douce clarté 
Un jour qui renaît, perce mes volets
Le sommeil me fuit, rêves envolés 
Leurs pauvres bribes peinent à résister.
Je suis en suspens, les derniers limbes
De mes voyages, trajets étranges 
Sont la lumière qui alors nimbe
Ce nouveau monde qui me dérange.
Une transition m'est nécessaire
Pour que j'émerge, vers ce vulgaire
Pour que j'accepte de vivre encore
Un autre cycle qui me dévore.
La vie réelle je ne m'y fais pas
Rien ne s'y passe, comme on l'espère 
Tous on y subit, les lois du combat
Pour y survivre, c'est une guerre.
Lors, quand vient la nuit, le crépuscule
Avec bien d'autres, on se bouscule
Vite regagner, là où l'on songe
Même si on sait, que c'est mensonge.
Parfois on s'aide, de ces substances
Qui vous conduisent, mieux vers ces transes
On s'y sent si bien, l'esprit libéré 
Sans les mauvais stress, et plus torturé.
Où est le piège, qui peut le dire ?
Entre l'absurde, et cette impasse
La vie est trop dure, nous on s'en passe
On vous l'assure, c'est pas le pire.
Le vrai cauchemar, c'est de la subir
Notre vrai cafard, c'est bien le réveil
Nous voulons rester, au creux du sommeil
Nous voulons nier, ce monde, haïr.
Aussi chaque fois, que s'est dessiné
Un moment volé, dans une journée 
On fait le trajet, vers ce lieu ailleurs
S'envolent nos peurs, ce monde est meilleur.
On peut nous juger, dire qu'on se trompe
On n'a pas appris à vivre dans ce monde
On n'a pas compris sur quoi il se fonde
Juste on a souffert, nos rêves se rompent.
Pierre Boutet
cambredaze.canalblog.com