image

Un homme nouveau
Loin de moi cette idée de refaire le monde
Je n'y ai pas songé pas même une seconde
Mais s'il m'était donné de changer une chose
Alors ce serait l'homme qui de tout est la cause.
Il serait fort tentant d'en extirper le mal
C'est cela qui me vient, et me paraît normal
De retirer en lui, ce qu'il a de sauvage
De n'en garder alors, que ce qu'il a de sage.
Le monde alors serait sans doute plus vivable
Dépourvu de ces guerres et du déraisonnable 
Le bon, le beau, le vrai en seraient seules règles 
Il n'y aurait plus ce mal qui toujours tout dérègle.
Mais que serait donc l'homme privé de son ego
Serait-ce encore un homme ou un être nouveau ?
S'il n'avait d'autre choix sans la dualité 
Que le bien et le mal offrent à sa liberté ?
Il n'y aurait de mal que le moins bien à faire
Ce ne serait degré que dans l'art de bien faire
Voilà un beau projet pour ma part j'y adhère 
Je n'aurai de regret de ma part de vulgaire.
Je ne crois pas que l'homme ne soit dans son passage
Pour y faire la preuve de ses capacités
À montrer sa vertu, à éviter les pièges 
Tendu par des démons ou des atrocités.
Je rêve que la raison et la douceur s'imposent
Pour faire de nos vies enfin bien autre chose
Que la crainte de l'autre ou la peur de ce mal
Qui est au fond de nous comme un animal.
A ce point du poème que mes détracteurs sachent
Que j'ai les animaux en vraiment haute estime
Beaucoup sont paisibles, lorsqu'ils sont plus vaches
Ce n'est jamais malice, mais faim qui les anime.
Mais l'homme a en lui, venus à du fond des âges 
De bruts comportements, il peine à rester sage
À renier souvent, cette part de lui même 
Il la laisse mener, le bal comme elle l'aime.

Pierre Boutet

Tous droits réservés