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Assis
 
Je suis resté assis et je n’ai plus rien dit
A quoi bon alerter si personne n’entend
Pourquoi se démener quand cela a l’air vain
Plus personne n’interroge ce que sera demain.
 
Tout est bien sur la table, les études abondent
Le monde est menacé, ça se compte en secondes
Quels que soient les systèmes sur lesquels on se fondent
Personne ne conteste, que les glaces elles fondent.
 
Le moment de l’alerte il est bien dépassé
Il est bien temps d’agir, pour alors aller où
On se rend compte alors que ce qu’il y a au bout
N’est pas la même chose selon que l’on est né
 
Dans un pays prospère, le monde à dominer
Ou dans de pauvres terres de tous temps exploitées
Pourtant on le sait bien le modèle est usé
Que l’on soit pauvre hère ou bien privilégié.
 
Moi je reste assis à contempler la terre
Elle a traversé de bien nombreuses ères
Elle a connu désastres et périodes invivables
Mais toujours à la fin la vie remet la table.
 
L’humanité pressée court vers triste destin
Elle est née hier et mourra dès demain
A peine un clin d’œil à l’échelle des temps
Un très bref intermède, au milieu du néant.
 
Elle ne comprend pas qu’il lui faut renoncer
A ces modes de vie nuisibles et effrénés
Mais l’espèce est jouisseuse, et avide de tout
Avant d’être sensée et accordée sur tout.
 
Alors je reste assis à contempler ce monde
Si riches en merveilles, trésors de toutes sortes
Je m’en remplis autant que me reste des secondes
Pour vivre sa magie et le reste qu’importe.
 
Mais c’est plus fort que moi et j’écrirai toujours
Jusqu’au terme choisi par un hasard, un jour
Pour dire à mes semblables, je vous aime d’amour
Et c’est vraiment trop triste, vous êtes aveugles et sourds.
 
Pierre Boutet
Cambredaze.canalblog.com