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Pas vilaine
Elle était porcelaine la fille de mon quartier
Elle filait la laine sur un petit métier
Courir à perdre haleine, tenter de l'attraper
Combien j'avais de peine à seulement parler.
Elle était châtelaine la fille du château
En ailes de phalènes était son beau sureau
Elle courait dans la plaine sur de très beaux chevaux
Combien j'avais de peine moi dans mes vieux sabots.
Elle semblait bien vilaine la fille du sabotier
Une robe de laine seulement l'habillait 
Elle n'était pas reine mais elle travaillait
Combien n'a eu de peine à me dire qu'elle m'aimait.
Je l'ai trouvée amène quand je l'ai eu coiffée 
Elle paraissait même tout à fait transformée 
Elle m'a joué la scène du grand amour parfait
Et depuis moi je mène un vrai conte de fée.
Alors prenez la peine, même si vous rêvez
De voir tout ce que sème le sort à vos côtés 
Peut être aurez vous veine de pouvoir rencontrer
Dans votre simple arène, une femme à aimer.
 
Pierre Boutet
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