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Contemplation
Assis sur la falaise, et tutoyant le vide
Les pieds frappant la roche, les yeux vers le couchant
Je ressens les embruns qui taquinent mes rides
Au fond de la poitrine j'entends mon cœur battant.
Loin des bruits de la ville et des fracas du monde
Seul le son du ressac fait écho à mon sang
Ou les cris des mouettes qui autour de moi abondent
Je suis à l'unisson de ces frémissements.
Devant cette nature, sa puissance cachée
Sa beauté évidente et sa simplicité
Quand là tout me paraît si pur et dépouillé
Je me pose question sur notre destinée.
Je n'ai d'autre réponse que les cris des oiseaux
Que la force des vagues qui heurtent les rochers
Que la brise de mer aux odeurs si iodées 
Que l'horizon immense de toute éternité.
Nous ne sommes que sable dans cette immensité
Notre orgueil est démence de ne réaliser
Que nous ne pesons guère à l'aune des millénaires
Même si nous grouillons partout sur cette terre.
A l'échelle des temps, à celui de l'espace
Peut être laisserons nous derrière nous des traces
Tout comme les dinosaures ont dominé le monde
Ne restera de nous que des os à la ronde.
Pierre BOUTET
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