image

A l'ancienne
Comme elles étaient douces mes vacances d'enfants
Leurs dehors étaient rudes mais si tendres en dedans
C'étaient des temps austères, vu le confort moderne
Mais les cœurs et les joies eux n'étaient jamais ternes.
Nous avions des devoirs à faire à la maison
A nombreuses corvées à faire contribution
Nous avions pour jouer notre imagination
Et quelques bouts de bois que nous transformions.
Grands mères et grands pères nous portaient attention
Exigeants de nous mêmes d'apprendre nos leçons
Je sens encore l'odeur dans ce passé lointain
Des gâteaux à l'anis du mercredi matin.
Au long de promenades sur les mêmes chemins
Accompagné d'Elise qui avaient dans ses mains
Toujours quelques bonbons pour garder notre entrain
Nous allions vers la gare pour voir passer les trains.
Le soir après dîner parfois nous nous groupions
Autour de la grande table pour y pousser les pions
C'était les petits chevaux ou bien le jeu de l'oie
Quand nous lancions les dés, grande était notre joie.
Nous partagions la chambre, parfois le même lit
Nos disputes et nos rires nous les étouffions
Car l'époque était stricte, et oui nous redoutions
Si nous n'étions pas sages de dures punitions.
Mais nous avons grandi entourés d'affection
Même si très classique était l'éducation
Dans cette atmosphère on exigeait de nous
De faire des études et d'aller jusqu'au bout.
A l'abri du tumulte du monde et des passions
Nous étions protégés de toutes distractions
Nuisibles à l'étude et à la formation
Une belle énergie nous y consacrions.
Nature, famille, école étaient nos horizons
En dehors de cela nous ne posions questions
Bien plus tard c'est un fait, nous nous confronterions
A bien d'autres problèmes dans mille dimensions.
L'enfance en ce temps là dans cette bulle étrange
Pouvait s'épanouir sans rien qui la dérange
Combien j'ai eu de chance qu'elle fut préservée
Elle est riche en histoires que je peux réveiller.
Pierre BOUTET
Tous droits reserves