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Courte, trop courte...
Jeune ou vieux que vous importe
A l'instant t s'ouvre la porte
Quand la musique est finie
Qu'on dit adieu, à cette vie.
Toujours trop courte la parenthèse
Qui a pu là, nous être offerte
Pour goûter trop vite, trop mal
A peine ouvert était le bal.
Chaque seconde pèse son temps
Quand la suivante est incertaine
Chaque moment vaut son comptant
De joie, d'amour ou bien de peine.
Bien qu'il s'étire quand on languit
Bien que fugace quand on s'éclate 
Jamais pressé, parfois rétro
Faut pas douter, c'est jamais trop.
La moindre goutte est si précieuse
La consommer, chose sérieuse
Les grains de sable même innombrables
Choient, lentement, inexorables.
Il ne s'achète, ni ne se vend
Que l'on soit riche ou manant
Quand le glas sonne, qui donc est prêt ?
Une rallonge, on en voudrait...
Pierre BOUTET
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