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La bête en nous 
Le hurlement des loups à l'entrée des cavernes
Les aboiements des chiens aux portes des tavernes
Qu'ils soient des loups des chiens, des dangers, des gardiens,
Ils remuent bien en nous des sentiments anciens.
Des temps où nous étions presque bêtes nous mêmes
Des temps où nous guettions, de la bave aux lèvres
En haillons nous allions vêtus de peaux de hyènes 
Les proies que nous chassions et qui peuplaient nos rêves.
Si les temps ont passé, en quelques millénaires
Nous avons réussi à camoufler la bête 
Sous des couches polies de civilisation
Sous mille masques aussi, pour cacher nos passions.
Mais la bête sommeille, en chacun d'entre nous
Écoute la elle gronde, prête à faire un bond
Si tu ne la contrôles, à force de raison
Elle bousculera tes piètres garde-fous.
Regarde autour de toi, regarde bien le monde
Les chiens ou bien les loups partout encore s'affrontent
Je ne sais qui des deux sortira de la ronde
Et les yeux pleins d'éclairs dira qu'il n'a pas honte.
Il y a bien en nous des énergies contraires
L'homme et l'animal sont aussi volontaires
Quand ils s'accordent entre eux, c'est ce que je préfère
Mais quand ils se disputent, je ne suis pas leur frère.
Rien ne sert de nier le sauvage en nous
C'est danger d'oublier ce qui gronde dessous
Il faut domestiquer cette bête qui gronde
Mais il faut l'écouter c'est mieux pour tout le monde.
Pierre BOUTET
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