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Quand la rime s'affole....
Quand je fais la cuisine, j'use des casseroles
Quand je sors de l'usine, conte histoires drôles
Vois quand je te câline, c'est là mon meilleur rôle 
Parfois je vais en Chine, faut que quelqu'un s'y colle
Alors je rembobine, je chante la clef de sol.
Je bois de la bibine, elle a un goût de colle
Quant à commettre un crime, c'est la chose bien folle
Faut bien trouver la rime, même si elle est molle.
Je sais combien je frime, je fais comme à l'école
On fait semblant qu'on trime, mais notre esprit s'envole.
On lèche ses babines, nos estomacs s'affolent
viennent de la cuisine, odeurs dont on raffolent
Mon dieu qu'elle bobine, ce sont de simples bols
On fait la triste mine, on les jette au sol.
On voit que la gamine, elle en a raz le bol.
Parfois je m'imagine que je prends mon envol
Que loin de ces usines, je m'éloigne du sol
Que je vois des lapines qui dans mon jardin volent
Des salades sucrines, dont bien sûr elles raffolent.
Cela bien que je couine, pour arrêter ce vol.
Au bout de tes rapines, te coucheras au sol
Tu seras bien maligne, si tu trouves le col
Suit bien toujours la ligne, elle ondule comme tôle 
Elle sort de cette mine, où tu es comme en geôle.
Ne fais pas grise mine, tu es à bonne école.
La limite est fine, entre triste et drôle 
Aussi je m'imagine, que si jamais la frôle 
Ma poésie pagine des mots fous qui s'envolent
Ma plume les câline, afin qu'ils vous cajolent
Voyez jolie voisine comme ils font les mariolles.
Pierre BOUTET
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