image

 

C'est un brutal vertige, soudain on réalise

Ça ne vous prévient pas, ça vous saisit d'effroi
On n'y avait pensé pris par le cours de nos vies,
Combien on est tout seul, et tout seul avec soi.
Nous sommes occupés à mille choses à faire
À assurer nos vies contre tous les malheurs
À lutter chaque jour pour conduire nos affaires
À essayer toujours d'atteindre le bonheur.
Nous sommes enfermés dans nos corps si fragiles
Dans nos têtes tourbillonnent milles pensées secrètes
Et à côté de nous existent tant d'autres êtres
Qui font tout comme nous, suivant de leur vie le fil.
Comment franchir l'espace entre ces êtres seuls
Comment donc partager sans risque de blessure
Comment donc échanger sans faire de rature
Comment communiquer sans le même référentiel.
La seule martingale à quoi j'ai eu recours
Sans trop y réfléchir et plutôt par instinct
Celle qui m'a donné les meilleurs coups de main
Vous ne serez surpris, si j'avoue c'est l'amour.
Pour passer les barrières de l'incompréhension
Celles de la méfiance et des peurs sans raisons
C'est de toutes les manières, la meilleure façon
D'établir le contact avec nos compagnons.
Nous serons toujours seuls et jusqu'à notre mort
Mais l'amour nous permet de vivre bien plus forts
Il dégage une aura dans laquelle on baigne
Qu'on en soit à la source ou bien destinataire.
Pierre BOUTET
Tous droits