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Dans la forêt épaisse naquit un renardeau

Dans son terrier profond bien caché sous la ,terre

Il grandit bien au chaud au milieu de ses frères

Mais il n’a pas le droit de pointer son museau

 

Dehors il y a danger pour les petits renards

Des aigles majestueux les guettent dans les airs

Prêts à les enlever pour nourrir leurs portée

Sans compter les faucons, les loups et les chasseurs.

 

Le petit renardeau qui n’avait pas de nom

Oublia hélas un jour de se montrer prudent

Sa maman occupée par quelque distraction

Il sortit du terrier et prit la clef des champs.

 

D’abord dans la forêt sous le couvert des arbres

Dissimulé surtout par les feuilles ou les branches

La teinte de son poil aux couleurs de l’automne

Il était à l’abri des bêtes et des hommes.

 

Mais il fut attiré par des mulots des champs

Qui même vus de loin semblaient appétissants

Le plaisir de chasser et de se montrer grand

L’entraîna à courir bientôt au nez du vent.

 

Concentré sur sa chasse, pour surprendre ses proies

Il ne vit pas le grand aigle plonger de la paroi

Et s’abattre sur lui toutes serres dehors

Avant qu’il ait compris, le pauvre était mort.

 

Dans le terrier bientôt la renarde fit le compte

Et vit bien qu’il manquait un membre à sa portée

Renardeau disparut et sans explication

La nature a ses règles, impitoyables elles sont.

 

Morale : même si vous avez des griffes et des dents

Il y aura toujours bien plus fort que vous n’êtes

Alors veillez toujours à regarder autour

Pas seulement pour surprendre vos proies

Aussi pour n’être pas, la proie à votre tour.

Pierre BOUTET

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