Loin du bruit de la ville, on entend les criquets
Les hommes y trépignent, ailleurs la vie trépide
Humeurs artificielles dans les rues éclairées
Par des led qui voudraient en effacer les rides.

Une vie artefact, la nature est exclue
Les cerveaux asservis par des écrans partout
Du matin jusqu'au soir le nez baissé dessus
On ne voit plus le ciel, on voit plus rien du tout.

Des foules entassées dans métropoles immenses
Comportements dictés par des rythmes imposés
Les hommes dépassés par ce qu'ils ont créé
Modernes Frankestein, par leurs œuvres dévorés.

La nature est parquée en terres étrangères
L'homme dénaturé, perd de vue ses repères
Quelle que soient nos projets, les choses essentielles
Resteront bien dans l'eau, le sol, l'air et le ciel.

Quel monde veulent ils ces zombies écervelés
Manipulés toujours pour servir le moloch
Prisonniers d'un système qui tourne pour lui seul
Qui nous conduit à perte, car il nie tout en bloc.

Il renie la nature, il dénie sa valeur
Il nous voudrait coulés dans une seule couleur
Celle de l'argent roi, celle de la finance
Hommes réveillez vous, maintenant il y a urgence.

Loin du centre des villes, on aperçoit le ciel
On se sent enfin vivre, on rejoint l'essentiel
Le soleil sur sa peau, du vent dans ses cheveux
Le sang bat dans nos veines, la nature le veut.

Pierre BOUTET

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