Quand mon corps s'endort, qu'il joue à faire le mort
Mon esprit lui s'envole il change de décor
Il part vers des ailleurs, des mondes à visiter
Il plane si léger au dessus de cités
Il plonge dans les abysses sans besoin d'une hélice.

Il voit de belles choses, des fêtes, des lumières
Il entend des musiques à nulles autres pareilles
Il fait même des rencontres nouvelles et fécondes
Et jamais dans ces mondes les actes ne sont immondes
Les gens y sont polis, la violence est bannie.

Tous ces univers là, ils n'ont gardé des hommes
Que leurs meilleurs côtés, que leur génie des arts
Je crois qu'ils ont choisi de rejeter en somme
Tous leurs mauvais génies et tous leurs avatars.
Le péché n'y est pas, et la guerre pas plus.

Lorsque je me réveille, mon corps prends le dessus
Il me reste quand même des impressions vécues
Je ressens la caresse à même la peau nue
Des doigts de ces déesses que j'ai bien reconnues.
Et du souffle magique qui flotte dans ces nues.

Pierre BOUTET

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