Sur ta peau elle glisse la brûlure assassine
Elle envahit ton corps et puis se fait câline
Tu ne contrôle rien dans cette nuit d'ivresse
Tu voudrais que jamais pourtant elle ne cesse.

Sur ton cou il est doux le souffle qui taquine
Tous les vaisseaux qui veinent le satin de ta peau
Au creux de ton compas quand il y fait rapine
Tu frissonnes déjà impatiente, sans repos.

Sur ton ventre lascif, sa joue se fait pressante
Il y joue des morceaux pour te rendre ardente
Quand tu seras enfin au désir toute ouverte
Il prendra le chemin où le mène l'attente.

Sur tes lèvres qui béent sont posés des baisers
En ces lèvres entrouvertes s'immisce le plaisir
Tous ces instants de fièvre les amants vont en jouir
Puis après cette extase leurs sens sont apaisés.

Sur ton visage plane un sourire délicieux
Ton corps est alangui et repose au creux
De ce grand lit de plumes là où tu t'es donnée
Je t'adore ma belle ainsi abandonnée.

Pierre BOUTET

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