La tête posée sur l’herbe, visage ouvert au ciel

Je pose ce soir là les yeux , et c’est si naturel

Vers la voûte étoilée qui s’offre toute entière.

 

Dans ma montagne calme, bien loin de ces lumières

Qui dans toutes les villes sont comme autant de lueurs

Qui nous cachent le ciel, qui gâchent sa noirceur,

 

La tête posée sur l’herbe je contemple paresseux

Toutes ces figurines qui peuplent ainsi les cieux

Je connais la grande ourse et le chariot de feu

 

Je vois bien la polaire, mais je m’y perd un peu,

Et alors que j’admire ce spectacle merveilleux

Voici une lumière qui fuse sous mes yeux,

 

Il est lors de coutume de formuler un vœu

Je fais celui bien sûr que tu m’aimes toujours

Et que comme une étoile, notre si bel amour

 

Brille à jamais du feu qui nous consume encore.

 

Pierre BOUTET

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