Du sablier géant s'écoulent les grains de sable
De la clepsydre cachée gouttent les eaux du temps
A l'horloge des corps, se chiffrent les années
A la montre de Dieu, s'égrène l'éternité.

Quel est le temps qui reste à nous pauvres mortels
Chaque matin peut être qui sera le dernier
A chaque tour de roue notre histoire progresse
A nous aveugles et sourds elle reste un mystère.

Que je sois malheureux ou que je sois prospère
Qu'il me soit donné tout, ou que je désespère
Devant cette donnée nous sommes tous si faibles
Alors que faisons nous de cette parenthèse ?

Elle ne peut se freiner la course si tranquille
Elle se continue au même rythme sage
Il n'y a que pour nous qu'elle paraît variable
Selon nos sentiments le temps de ce passage.

 

Pierre BOUTET

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