De la coupe à ces lèvres ces perles de rosée

Excitent divinement ses narines dilatées

 

Ces bornes érigées sur ses collines jumelles

Disent assez son désir dans sa joute muette

 

Ses jambes écartées forment un compas sacré

Qui dessinent le cercle où leurs corps vont s’aimer

 

Cette tendre chair rose qui vient doucement lécher

Cette hampe dressée qui va les transporter.

 

Ces deux corps enlacés dans leurs élans fiévreux

Les cris qui s’en échappent et qui montent aux cieux.

 

Les membres entremêlés, les souffles haletants

Ils montent de concert vers leur ravissement.

 

Alors le reflux vient après la déferlante

C’est le temps du repos pour l’amant pour l’amante.

 

Pierre BOUTET

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