En longues litanies ils égrènent leurs antiennes
Sur les chemins du monde en longues files indiennes
En fuite devant toutes les colères qui grondent
De la folie des hommes ou de ces eaux qui montent

Les hommes fuient les hommes, fuient aussi leurs erreurs
Ils fuient toutes les guerres et toutes les misères
Ils ne savent où aller alors ils désespèrent
Peu de pays sont là pour ouïr leurs malheurs.

Alors on les entassent au mépris de leurs droits
Alors on les menacent de les priver de toits
Alors on leur explique qu'ils sont ici de trop
Alors on se prépare des lendemains de honte.

Hommes à courte vue, je ne vous comprend pas
Demain c'est vous peut être qui connaîtraient cela
Voyez un peu plus loin que le bout de l'année
Soyez plus solidaires envers ces gens paumés.

Vous pouvez partager, vous même y gagnerez
Dans ces talents multiples tant de richesses créées
Votre univers sera peut être plus peuplé
Mais vous serez plus forts si vous les accueillez.

Pierre BOUTET

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