Lentement égrenés sont les noms des victimes
Qui émeuvent la nation, blessée par tous ces crimes
Une foule assemblée, dignitaires compassés
Écoute dans cette cour immense et désolée
Au son de l'hymne national puissant et inspiré.

On entend un discours sobre aux mots pesés
Qui veut panser le drame dans les esprits troublés
Apaiser les consciences des foules endeuillées
Appeler la nation à toute se rassembler.
On voit sur les visages des signes de tristesse
Et même sur certains des signes de détresse.

S'élèvent au dessus déchirantes complaintes
Qui nous disent l'espoir qui nous disent l'amour
Qu'il faut pas oublier, qu'il y aura d'autres jours
Encore des jours de peine jamais des jours de haine
le pays tout entier va se battre, soudé
Afin que nous reviennent les beaux jours de gaieté.

Pierre BOUTET

Tous roits réservés