Tu es camomille, tu es verveine, quand sera tu vraiment sereine ?

Tu es gentille, tu es vilaine, pourtant tu es toujours ma reine.

 

Tu es charmille, tu es meringue, mais où est ce que tu m’entraînes ?

Tu es chenille et tu m’enchaînes, je sais bien où cela nous mène.

 

Tiens toi tranquille, tu me rends dingue, ne me fais donc pas plus de peine

Tu es docile, ou tu valdingues au gré de tes moments de laine.

 

Tu joues aux quilles, tu perds la boule tu vas me rendre un jour maboule

Cours à Manille ou à kaboul, si tu veux qu’à mon tour j’y roule .

 

Parcours les villes, où on se saoule, tout en attendant que j’y coule,

Laisse la faucille, prend le licou pour que je le glisse à ton cou.

 

Tout ce qui brille, tout ce qui est fou, j’aimerai le voir à tes joues,

Moi en guenilles, à deux genoux, je serai à toi jusqu’au bout.

 

Pierre BOUTET

Tous droits réservés